L’histoire
de la Phénylcétonurie
La phénylcétonurie (PCU) est une
maladie héréditaire du métabolisme
qui fut décrite pour la première
fois par Asbjorn Folling en 1934 lorsqu’une
mère norvégienne amena son fils
et sa fille, tous deux atteints de déficience
mentale, à l’école de médecine
de l’Université d’Oslo. (1)
En 1953, la relation entre l’apport de
phénylalanine et la PCU fut pour la première
fois soulignée par Bickel et al, qui
suggérèrent de limiter la phénylalanine
dans le régime alimentaire à une
certaine quantité afin de ramener son
niveau dans le sang à un taux normal
(2).
Ils montrèrent qu’en effectuant
cette restriction avant 21 jours, elle était
extrêmement efficace et dans les jours
suivants, la capacité mentale et l’état
général des patients s’amélioraient.
Depuis le début des années 60,
il existe un dépistage systématique
de la PCU chez les nouveaux-nés grâce
au test de Guthrie, ce qui permet de commencer
le régime alimentaire dès les
premièrs jours de vie et d'éviter
ainsi une détérioration mentale
irréversible. Les enfants qui maintiennent
des taux de phénylalanine dans les normes
autorisées tout au long de leur vie auront
un développement neurologique normal.
(3)